L’Afrique du Sud a présenté son premier vaccin contre la fièvre aphteuse fabriqué localement depuis 20 ans, dans le cadre des efforts visant à contenir l’épidémie la plus grave enregistrée dans le pays ces dernières années. Cette maladie virale hautement contagieuse touche principalement les animaux à onglons, provoquant des lésions vésiculeuses douloureuses, une baisse des performances zootechniques et d’importantes pertes économiques. Les autorités ont ainsi intensifié les campagnes de vaccination au sein d’un cheptel national estimé à environ 12 millions de têtes.
Développé par une agence publique de recherche, le vaccin sera produit de manière progressive. La production initiale devrait atteindre 20 000 doses par semaine à partir de mars 2026, avant d’augmenter à 200 000 doses hebdomadaires en 2027. Cette initiative vise à réduire la dépendance aux vaccins importés et à renforcer la capacité nationale de réponse face aux menaces sanitaires, dans une logique de « souveraineté vaccinale » mise en avant par les autorités.

L’épidémie a suscité de vives critiques de la part des éleveurs, qui dénoncent des pertes significatives et une gestion jugée lente et fragmentée de la crise par le gouvernement. Certaines organisations agricoles ont évoqué la possibilité d’actions en justice, révélant des tensions persistantes entre les pouvoirs publics et le secteur de l’élevage quant à la gestion des maladies animales.
6 février 2026/Afrique du Sud/
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